Malerische Gasse in Manosque, Provence

Découvrir la Provence de Jean Giono

Jean Giono aimait parler de Provence, sa Provence, sa principale source d’inspiration. Celle qu’il retranscrivait dans toute son universalité et son authenticité, avec toujours une pointe de révolte et de noirceur, demeure au cœur de l’œuvre d’une vie. Marchant aujourd’hui dans ses pas, sur les routes du sud, écrivez votre propre chapitre.

Tant que Manosque rayonnera…

…jamais Giono ne s’éteindra

À Manosque, Giono était chez lui : il y a passé toute sa vie. C’est en ce pays que l’auteur a créé une œuvre monumentale s’inspirant des chemins lumineux et de la nature avec laquelle il vivait en parfaite harmonie. Suivant les traces du voyageur immobile, vous traversez les paysages qu’il a conté et qui l’ont guidé, de Gréoux-les-Bains à Forcalquier où naissait alors Un roi sans divertissement. Puis arrivant face à une maison aux volets verts, SA maison : une vague d’émotion nous submerge et nous entraîne jusqu’à l’intérieur. Reste aujourd’hui sa bibliothèque personnelle composée de manuscrits, lettres et papiers privés sur lesquels veille attentivement l’association Les Amis de Jean Giono, qui y a installé son siège. Chaque été, depuis 2006, les Rencontres Giono font revivre ses écrits à travers l’interprétation d’artistes contemporains.

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Au détour du chemin

La montagne de Lure, là où tout (re)commence

Cet itinéraire routier s’est construit autour d’un mont devenu mythe pour Giono : la montagne de Lure, celle qu’il considérait comme « la montagne libre et neuve qui vient à peine d’émerger du déluge ». Aux abords de la Route Jean Giono se déploient 14 balades littéraires. 14 occasions de pénétrer l’âme et la sensibilité de l’artiste. Défiez les règles géographiques en choisissant la balade Sur le dos de Lure, qui atteint des sommets et des panoramas insoupçonnés sur les collines provençales… 

Au fil de la plume

Prendre la route pour enfin lire entre les lignes

Emprunter la Route Jean Giono… comme initier une nouvelle lecture de son œuvre. Une invitation littéraire dans des chemins pourtant bien réels. Ceux de Giono et de ses héros, ceux de tous les possibles. 152 km à parcourir en voiture, en moto ou bien à vélo pour traverser les villages pittoresques, ceux qui incarnent si bien ce Haut Pays auquel Giono tenait tant, comme suspendus dans le temps. Réunissant une vingtaine de sites touristiques et littéraires, cette route commence à Banon, à l’aube du voyage initiatique de notre romancier. Elle se poursuit vers le village d’Aurel, là où il rencontrait ses amis peintres, dont le marseillais Ambrogiani. Puis, après un détour par le pays d’Ennemonde, dans la vieille ville de Montbrun-les-Bains, on se laisse envelopper par les douces courbes de la vallée du Jabron que surplombent les Omergues qui ont autrefois vu naître Angelo, héros du célèbre Hussard sur le Toit

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Extrait de plume

Promenades littéraires à Saint-Julien-le-Montagnier

« Je faisais cette réflexion sur la terrasse d’une maison au sommet de Saint-Julien-le Montagnier, la forêt d’yeuses encercle étroitement le pied du rocher qui porte le village. Elle s’étend sur une bonne centaine de kilomètres carrés. On la voit de haut, parcourue par une route déserte, en ligne droite, filant vers les massifs de bronze qui à l’horizon, sépare ce pays de la mer […] Loin dans le sud, s’élevant presque jusqu’à ma hauteur, malgré la distance, je vois la Montagne sainte-Victoire […] à côté de Sainte-Victoire, entrant vers l’Est, le penchant de l’après-midi éclaire le massif de la Sainte-Baume ».
Jean GIONO, extrait du recueil Provence

Silence, ça tourne !

Même hors champ, on profite du décor

Les Alpes-de-Haute-Provence sont devenues le studio favori de nombreux cinéastes qui ont vu, en ces paysages authentiques, un cadre rêvé. Pour Giono, l’aventure semble commencer après une rencontre décisive, celle de Marcel Pagnol, personnage mythique de notre région. Giono souhaite adapter au cinéma certaines de ses œuvres littéraires. Le film Joffroi, inspiré de la nouvelle Joffroi de Maussan, naît sur grand écran. Giono, qui souhaite s’émanciper de Pagnol, ne tarde pas à lancer sa propre société de production, « la société des films Jean Giono ». Le nouvel amoureux du 7e art réalise alors le film Crésus avec Fernandel en vedette. Le long-métrage est tourné à Manosque et Gréoux-les-Bains. Mais Giono en revient toujours à son premier et éternel amour : Manosque. C’est ici que Jean-Paul Rappenau pose enfin ses caméras pour réaliser l’adaptation du Hussard sur le Toit. Il tourne également quelques scènes cultes sur les toits de Cucuron et à Sivergues.

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